La Chine à la conquête de la Lune

La Chine à la conquête de la Lune

Rover chinois “Jade Rabbit”. | PETER PARKS/AFP

Pour la première fois en trente-sept ans, c’est-à-dire depuis la sonde soviétique Luna 24 en 1976, un engin venu de Terre a aluni. Il s’appelle Chang’e 3, déesse de la Lune, et est chinois. La sonde lunaire a été lancée avec succès le 1er décembre et s’est posée le 14 décembre sur une plaine de lave basaltique lunaire.

Elle doit maintenant y déposer un rover de 120 kilogrammes à six roues, baptisé Yutu (« le lapin de jade »), chargé d’enregistrer toutes sortes de données physiques et visuelles. L’astromobile y évoluera pendant trois mois sur une surface de près de cinq kilomètres carrés. Il est doté de sept instruments scientifiques, dont un radar pour analyser le sous-sol, de caméras ainsi que d’un télescope pour observer le cosmos depuis la Lune.

Le premier rover à avoir roulé en 1970 sur le sol lunaire, Lunakhod 1, était soviétique. Au cours des dernières décennies, plusieurs pays en Asie – l’Inde, le Japon et la Chine – ont envoyé des sondes s’écraser sur la Lune.

Avec Chang’e 3, la Chine reprend toutefois le relais de l’exploration lunaire et, surtout, franchit une étape-clé de sa marche vers la Lune : d’ici à 2020, le pays, qui a envoyé à cinq reprises des hommes dans l’espace depuis 2003 et a mis en orbite une mini-station spatiale habitable en 2012, devrait en principe maîtriser toute la séquence technologique qui permettra de faire séjourner des taïkonautes sur l’astre des nuits et de les ramener sur Terre.

 

*

*